Dans le silence
Il y a peu de choses aussi assourdissantes que le silence
Mario Benedetti
Je ne sais
Si c’est sagesse,
Verbe silencieux
Ou calme apparent.
Je ne sais
Si c’est ardeur de quête
Ou cavale efficace.
Je ne sais
Si c’est une offrande divine
—Éternelle et immobile—,
Une région impraticable
Ou une certitude immatérielle.
Il m’arrive de penser que le silence
Est une réponse indispensable.
Alors je deviens muet :
L’âme coule
Et s’abandonne à l’air docile
Puis à l’ardeur de l’océan,
À sa présence indescriptible
Et au mouvement adroit
De son dandinement.
Il arrive parfois que le silence me parle
Avec son haut-parleur —le vent—
Sa bouche —la marée —
M’embrasse sur le rivage
Alors ma vie se baigne dans des eaux
Qui éclaircissent mes pourquoi ...
Je suis un chien fidèle qui nage dans son sommeil,
Je m’attarde dans la vérité azur de la mer.
Peut-être se laisser respirer,
S’abandonner à un constant va-et-vient
De dévouement et possession,
Que la réponse soit.
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